Humeur du jour

Les 10 choses que je ne regrette pas d’avoir fait dans ma vingtaine

novembre 13, 2017
Carrouselles, Londres, Battersea Park

La fin de l’année approche et c’est dans ces moments là en général que je prends conscience à quel point le temps passe vite. Me voilà maintenant à 28 ans, la fameuse trentaine qui me guette du coin de l’oeil… L’occasion de revenir un peu en arrière avec la liste des choses que je ne regrette pas d’avoir fait dans ma vingtaine.

#1 VIVRE SEULE

Comme une majorité de personnes entre 20 et 30 ans, j’ai pu expérimenter la vie seule quand j’étais étudiante et quand j’ai commencé à travailler. Cette sorte de « libération » dès 18 ans, cette idée de quitter (enfin) le domicile familial, de ne devoir plus rendre de compte et de vivre sous son propre petit toit m’allait très bien. Avec le paquet de responsabilités qui va avec bien évidemment, chose qui m’a aussi ramenée un peu à la réalité.

En y repensant quand je me revois à cette période, c’est vrai que je n’attendais qu’une chose : passer le bac et déménager dans mon premier appart’ ou plutôt mouchoir de poche. Transition sèche et nette, mais absolument nécessaire à mes yeux pour la suite.
J’ai vu passer et défiler quelques appart’ dont je garde pour la plupart une petite pointe de nostalgie.

Vivre seule a été pour moi un très bon souvenir, même si ça veut dire savoir gérer la solitude, ça m’a surtout appris à gérer mes dépenses et toutes les différentes paperasses auxquelles on ne pense pas forcément quand on vit chez nos parents. Alors quand certaines personnes de mon entourage me disent qu’ils sont restés vivre chez leurs parents jusqu’à très tard ou qu’ils y vivent encore, ça me paraît inconcevable. Commencer ma vie d’étudiante et d’adulte en restant chez mes parents, c’est pratique au niveau des finances certes, mais pour ma part j’aurai certainement trop compté sur mes parents pour gérer factures et compagnie. C’est un choix personnel, et je pense que c’est important de couper le cordon et d’apprendre à vivre seul avant tout.

 

#2 PARTIR HABITER À PARIS

C’était déjà dans un coin de ma tête depuis un moment, donc sans grande surprise j’ai continué ma vie d’étudiante à Paris. Ayant grandi en Allemagne et ayant fait mon collège/lycée dans une petite ville de Normandie, à 21 ans j’ai souhaité continuer mon bout de chemin dans la capitale. Si la plupart de mon entourage a, à l’époque, plutôt privilégié des villes étudiantes ou des villes de la région, j’avais envie de voir un peu autre chose.

Je me revois encore arriver dans le 11ème arrondissement avec mes valises dans mon premier vrai petit appartement, émerveillée par la moindre chose, et avec cette impression de ville immense. Ça me fait sourire quand j’y repense.

Même si tout n’y a pas toujours été très rose, j’y suis restée plus de 6 ans, j’ai déménagé deux fois, j’y ai terminé mes études, décroché mes premiers stages et jobs, fait de jolies rencontres et surtout de vrais amis.
Bref le plein de souvenirs, bons comme moins bons, j’y ai eu mes hauts et mes bas qui m’ont simplement fait avancer pour la suite. Même si j’ai maintenant tourné la page, j’adore toujours autant Paris et je suis plus qu’heureuse d’avoir de nombreuses excuses pour y retourner de temps en temps 🙂

 

#3 TOUT PLAQUER POUR ALLER À NYC

Aucun regret. Ecrire ces quelques lignes me replonge à cette période où j’ai fait le choix de mettre mes Master & MBA en pause, et partir travailler à New York. J’avais 22 ans si mes souvenirs sont bons. Pour être honnête, je n’avais pas de plan en particulier, pas de destination précise, juste cette idée en tête et cette voix en boucle qui me disait que c’était maintenant ou jamais. Un peu dramatique, mais je ne me voyais pas du tout terminer mes études, décrocher mes diplômes, chercher des stages à nouveau et décrocher un job d’une traite. J’avais envie d’ailleurs, d’une autre expérience et je savais au plus profond de moi que même si le choix était difficile, c’était le bon.

L’annonce à mes parents a été le plus difficile. Je me suis heurté à un mur car bien évidemment ils souhaitaient que je termine mes études et que je trouve un travail au plus vite. Je me souviens en avoir doucement parlé quelques mois avant de partir, ils ont tenté de m’en dissuader, j’ai cherché tous les jours, envoyé des milliers de CV pendant 6 mois (sans exagération) j’étais déterminée à aller ailleurs que ce soit en Europe ou plus loin.

Quand j’ai finalement trouvé, que j’ai eu la confirmation écrite noir sur blanc, que c’était à New York et que je devais commencer fin Septembre, je n’y croyais pas moi-même. Tout s’est ensuite enchainé, appart’, déménagement, paperasse, visa, ambassade, vols, logements… En un mois et demi top chrono. Je pense que mes proches ont été autant choqués que moi. C’est quand j’ai posé ma valise à New York que j’ai finalement réalisé.
Cette expérience a été très difficile au départ, j’ai énormément travaillé, j’ai mis un peu de temps à m’habituer et puis finalement j’y ai fait des rencontres inoubliables, tant professionnellement que amicalement. C’est d’ailleurs à cette époque que j’ai enfin su ce que je voulais vraiment faire dans la vie, alors j’ai commencé à écrire. Sérieusement.
J’ai pris 10 ans d’un coup et je recommencerais tout sans hésiter, sans rien changer. Pas de regret.

 

#4 VIVRE EN COLOC’

Je pense qu’il n’y a pas de meilleur moment que de tenter la coloc’ dans la vingtaine. J’ai longuement hésité en étant à Paris j’ai préféré habiter toute seule mais finalement c’est quand j’ai déménagé à New York puis à Londres que j’ai eu la chance de vivre en coloc’.

On a tous des expériences plus ou moins fun en coloc’, lorsque certains amis m’en parlent, je me dis que j’ai quand même eu de la chance, je suis tombée sur des gens très bien à chaque fois. Que ce soit ma coloc’ italienne à New York, plus tard mes 7 coloc’ à New York, ou mes différents coloc’ à Londres, je me dis qu’on a partagé des moments inoubliables.

Entre nos soirées films, les house party, dîners, moments gênants, fous rire, souris/rats (bons souvenirs de New York), voisins tarés, Thanksgiving… Je conseille à tous de tenter la coloc’ au moins une fois pour ces moments partagés un peu comme une famille. Je ne pensais pas être faite pour la coloc’ et finalement je ne regrette pas de l’avoir fait jeune avec des colocs plus ou moins crazy.

 

#5 DÉMÉNAGER À LONDRES

Une sorte de rêve lointain depuis que j’y ai mis les pieds pendant un voyage scolaire à 14 ans. En revenant de New York j’ai eu comme un petit coup de mou, je ne voyais plus Paris de la même manière, j’avais terminé mes études, mon contrat de travail touchait à sa fin, c’est à ce moment que je me suis dit pourquoi pas ?

Après de longues recherches depuis Paris, quelques entretiens téléphoniques et Skype, j’ai finalement décroché un job de Copywriter à Londres. Là encore difficile à avaler pour mes parents, et cette fois-ci mon déménagements et fin des paperasses, a mis deux semaines top chrono. Chose que je n’ai jamais vraiment avoué à mes parents pour leur éviter la crise cardiaque, est que j’avais refusé un job à Paris sans avoir de garantie de trouver un job à Londres.

J’ai donc déménagé à l’été 2014, et depuis j’habite toujours à Londres. J’y ai construit ma petite vie, je ne regrette pas d’avoir quitté Paris. Je pense que les opportunités ne manquent pas ici, le système des entreprises est totalement différent en comparaison à la France, il y a moins de hiérarchie et beaucoup plus d’espace pour évoluer dans un domaine ou un autre. Professionnellement, même si c’est une ville hors de prix, Londres reste une très bonne alternative quand on est jeune pour lancer sa carrière ou pour lui donner un petit coup de boost. En prenant un peu de recul, je pense que même en travaillant comme une folle j’aurai mis beaucoup plus de temps à décrocher mon job actuel en France, atteint en 3 ans ici.
Sans parler de leur passion pour Halloween et Noël, et les pubs de façon générale. Le temps est pourri ok, mais l’atmosphère est juste top. Alors si vous avez entre 20 et 30 ans, je vous conseille de tenter l’expérience.

 

#6 PRENDRE DIFFÉRENTES VOIES

Si certains savaient de suite ou très rapidement vers quel bac ils allaient se diriger ou quelles études ils allaient ensuite faire, de mon côté j’étais dans le flou total. Je l’ai assez mal vécu car je pensais que tout le monde autour de moi savait déjà ce qu’il voulait faire dans la vie. Je me mettais la pression moi-même, les profs de lycée mettait également la pression pour remplir des cases et l’envoyer aux universités et mes parents aussi ne comprenaient pas pourquoi je ne savais toujours pas ce que je voulais faire. Malheureusement ce ne sont pas des choses qui se commandent.

Résultat ? J’ai pris différentes voies, j’ai essayé différentes matières, passé divers concours… Et quand je vous dis différentes voies je parle des études de traductions, aux concours d’Orthophonie, Universités de Langues, LEA, Architecture, Art et Communication. Je n’ai bien évidemment pas étudié toutes ces filières, mais j’ai tenté les différents concours d’entrée, j’ai passé des entretiens, j’ai même été prises dans plusieurs… Bref j’étais complètement noyée et perdue.

Je me suis lancée d’abord dans des études en Communication et petit à petit j’ai fini par trouver la bonne voie, à 23 ans. Mieux vaut tard que jamais ! Donc si j’avais un conseil à donner pour celles et ceux qui hésitent, soyez patients, c’est normal de ne pas savoir de suite où se diriger. Prenez juste deux minutes et réfléchissez simplement à ce que vous aimez faire des heures sans regarder le temps passer. Si vous n’avez pas la réponse, pas de panique, votre choix ne sera pas figé, vous pourrez toujours changer ou dériver avec le temps.

 

#7 DÉCIDER D’OUVRIR UN BLOG

C’est au début de ma vingtaine, à New York que j’ai finalement décidé d’ouvrir un blog.
La raison initiale ? Ecrire, écrire, écrire et essayer de partager mes découvertes avec vous. Alors oui, il existe une tonne de blogs depuis des années, je l’ai laissé en plan pendant presque 3 ans avant de reprendre les rênes et y investir mon temps plus sérieusement.

Lorsque j’en parle avec mon entourage, mes collègues ou amis d’amis, on me pose de nombreuses questions, les questions les plus récurrentes « Tu travailles avec des marques ? », « Tu as combien d’abonnés ? », « Et tu as beaucoup de visites ? », « Tu n’es pas démotivée avec tous les autres blogs ? », « Et tu arrives à te faire de l’argent ? » , « ça te déprime pas d’écrire pour ne pas être vue ?», « Et toi, tu as acheté des followers ? »…

Alors à tout ça j’ai souvent la même réponse, je ne prétends pas du tout me comparer aux nombreux blogs dans le top de ma liste que je lis d’ailleurs beaucoup, ça serait totalement inutile. Si j’ai décidé d’ouvrir ce blog avant tout ce n’était en aucun cas pour me faire de l’argent et même si ça peut paraître utopique c’est pour écrire des articles et m’exprimer comme je l’entends en parallèle de mes jobs de Rédactrice.
De plus, effectivement si j’écrivais pour être vue je serais assez déprimée vue les chiffres, mais si je peux être lue et partager ma passion avec une centaine de personnes pour moi c’est juste mission accomplie ! Autant vous dire que je travaille également avec des blogueurs et influenceurs, certains ont fait le choix d’acheter leurs followers et likes, dans le premier cas ça se voit de suite car le taux d’engagement ne suit souvent pas avec par exemple des milliers de followers et 5 likes sur un post/une image, petit problème non ? Dans le second cas vous aurez votre taux de likes mais zéro commentaire. Et puis, sachez qu’il existe un certain nombre d’outils qui aide les marques à décider de travailler avec tel ou tel influenceur ou non, en montrant le pourcentage de followers « achetés » et de followers organiques. Voilà, tout est dit.

 

#8 VOYAGER EN SOLO

L’une des plus importantes expériences à tenter à mes yeux. Pas besoin de partir des mois, quelques jours suffisent. Ça peut faire peur de partir en solo vers une destination inconnue, mais ça vaut vraiment le coup.

Ça m’a par exemple appris à gérer la solitude, à apprendre à écouter mes envies, à me faire violence pour aller vers les autres (car j’avoue que dans un environnement inconnu si on ne vient pas me chercher j’ai tendance à me mettre un peu à l’écart) et travailler sur soi-même.

Et puis surtout ça vous permettra d’être plus ouvertes aux rencontres, de parler à des personnes à qui vous n’auriez peut-être jamais adressé la parole si vous étiez avec vos potes.

 

#9 APPARAÎTRE DANS UNE OU DEUX PUBS

J’oublie parfois que j’ai fait ça à 20 ans. La petite histoire est que je faisais un stage dans une agence de pub à l’époque à Paris, et en sortant du travail je me suis faite « castée » dans la rue. Ça a pris 5 minutes top chrono, profil droit/gauche, prénom, nom et email. Quelques jours plus tard je recevais un email pour me dire que j’étais retenue si jamais je souhaitais toujours le faire. En une après-midi c’était bouclé, ça m’a d’ailleurs permis de payer mon loyer en tant qu’étudiante j’étais aux anges.

Et puis ça m’est presque sortit de la tête, c’est 6 mois plus tard que la pub est sortie, à la rentrée précisément, en affichage dans les rues, partout en France. Quand je suis tombée dessus en sortant de chez moi ça m’a fait tout drôle, et d’ailleurs je n’ai pas vraiment réussi à m’habituer à me voir en affiche après ça. Malgré tout, je ne regrette pas j’en garde un bon souvenir et ça peut aussi être une alternative pour se faire un peu d’argent tout en étudiant.

 

#10 PRENDRE ÉNORMÉMENT DE PHOTOS

Et le meilleur pour la fin, que je suis toujours à la lettre : mes collections de photographies accumulées au fil des années. Peu importe le type d’appareil photo, polaroid, jetable ou numérique, si les photos sont ratées, des souvenirs ou des photos travaillées, s’il y a bien une chose que je ne regrette pas d’avoir fait depuis des années, c’est de bombarder mes proches et mon entourage de photos.

Je vous avoue que je suis un peu accro à la photographie et que je ne sors quasiment jamais sans un appareil, ce qui a pu et agace encore mes proches… Mais au final oui voir une photo de nous en 2010 ça peut piquer légèrement, mais ça nous remémore de nombreux moments partagés et ça peut aussi faire partie de notre jolie déco murale. Alors malheureusement pour eux, je ne compte pas m’arrêter là 😉

 

Et vous, quelles sont les choses que vous ne regrettez pas d’avoir fait à 20 ans ?

 

Carrouselles, Londres, Battersea Park

 

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